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Membre de la Commission des psychologues l’ APPPsy a participé en 2012-2013, aux côtés de la Fédération belge des psychologues, à l’élaboration consensuelle d’un code de déontologie pour tous les psychologues, ainsi qu’à la création d’une instance chargée de le faire respecter.

À notre insu, ce code a été modifié et mis en contradiction avec le code pénal en matière de secret professionnel. L’APPPsy a lutté avec succès pour obtenir la remise en conformité du texte avec la loi et avec notre éthique professionnelle.

Le combat continue.

Le secret professionnel et le champ spécifique de la santé mentale sont mis à mal par divers textes de loi ainsi que par le moule managérial délétère imposé en 2016 par la loi De Block. Celle-ci a sabordé les avancées consensuelles inscrites, après 15 ans de dialogue, dans la loi Onkelinx et adoptées en 2014 par tous les partis (NVA et Vlaams Belang exceptés).

L’APPPsy a donc déposé un recours devant la Cour Constitutionnelle, deux devant le Conseil d’État, et s’est associée à un recours de la Ligue des droits de l’homme.

En pointe du combat pour nos valeurs, l’APPPsy est à l’origine de textes de loi visant à donner à l’ensemble des professions de la santé mentale un cadre spécifique, en accord avec leurs modalités propres d’organisation, de formation et d’évaluation.

Ceci, via la création dans le cadre de l’Arrêté Royal n°78 (sur «L’exercice des professions des soins de santé») d’un chapitre réservé aux diverses professions de la santé mentale (chapitre 3) et d’un Conseil supérieur de la santé mentale représentatif de la multidisciplinarité du terrain réel.

La loi De Block a balayé tout ceci. D’un réel Conseil de la santé mentale ne subsiste que la caricature et le nom — mais nous tenons bon.

Tout comme nous soutenons l’augmentation du nombre et du cadre des Services de santé mentale ( SSM ) pour élargir l’accès aux soins.

Prenant position dans le débat politique sur les questions de société concernant les psychologues psychothérapeutes, l’APPPsy milite tout particulièrement pour que leur formation - quelle que soit leur orientation - ne se limite pas à l’obtention d’un certificat, mais s’appuie sur un cheminement personnel.

Par-delà la diversité des écoles et des sensibilités, l’ APPPsy est attentive à la relation entre santé mentale et santé sociale, ainsi qu’à la spécificité des enjeux théoriques et cliniques de la psychanalyse.

Regroupant diverses sensibilités psychanalytiques, elle se refuse à tout dogmatisme. En effet, à l’époque – inconfortable mais féconde – où la psychanalyse est passée de l’idéalisation à la diabolisation, il importe de se recentrer sur nos fondamentaux.

Dans le registre de la santé mentale, il s’agit de ne pas confondre guérison et adaptation, santé et normalité, processus thérapeutique et procédures evidence based.

Dans le contexte politique actuel il est vital de défendre la spécificité et la complémentarité sans subordination de notre champ par rapport à celui de la médecine.

Soumis à la pression anesthésiante du DSM, des idéologies adaptatives et de la violence managériale (qui, au nom des «bonnes pratiques», stérilise les institutions, brouille la pensée, éradique la créativité, maltraite patients et intervenants), il importe de se regrouper pour promouvoir des pratiques respectueuses de la complexité humaine.

Tout comme il importe de ne pas éluder l’équation santé mentale-santé sociale.

 

APPPSYOrganigramme

 

 

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