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Newsletter 2020 N°8

La crise est une occasion...

Chèr(e)s collègues, chèr(e)s ami(e)s,

ce mot de traversée du solstice se fera d’abord l’écho de l’ultime passage d’un collègue proche. Nous y ferons l’écho de son parcours, de ses livres et, dans la foulée, des publications récentes de membres de notre association ou de compagnons de route.

Nous verrons aussi comment il arriva au Père Noël d’être supplicié.

Mais avant toute chose, je voudrais remercier toutes celles et ceux qui se sont investi(e)s et continuent à oeuvrer dans des groupes de réflexion, des instances déontologiques, et des fonctions de représentation austères mais essentielles (COMPsy, CNE, etc.).

Privés de beaucoup d’occasions de rencontre, nous n’en n’avons pas moins continué à travailler. Nous sommes même arrivés, en fin de législature devant le Parlement, à faire renier par l’ex-Ministre de la Santé ses propres écrits concernant la non-obligation pour les psychologues cliniciens de s’inscrire à la Commission des Psychologues. Ce n’est qu’un début. En outre, notre nouveau site web sera mis en ligne avant la fin de l’année !

Si la pandémie ne nous est pas favorable, au moins a-t-elle mis au jour des trésors de solidarité, ainsi que l’impact de la santé mentale sur la santé sociale et sur la santé toutcourt. À partir de l’anthropologie et de de l’éthique psychanalytiques, nous tenterons en 2021 de surfer sur cette vague.

Francis Martens

Newsletter 2020 N°7

La crise est une occasion...

Chèr(e)s collègues, chèr(e)s ami(e)s,

vous trouverez ci-dessous une précision nécessaire, par Geneviève Monnoye, à la réponse de l’ex-Ministre de la Santé à la députée Sophie Rohonyi (déFI).

La question du secret professionnel est capitale et nous sommes quasiment les seuls à la défendre dans le grand panier percé des pratiques paramédicales mises en place par Madame De Block.

D’une part, la Commission des Psychologues semble ne pas encore en avoir saisi tous les enjeux : mal conseillée, elle calque ses avis sur le Ministère de la Santé — alors qu’une loi sur la profession de psychologue l’institue gardienne de notre déontologie propre. D’autre part, ce thème semble une non-question pour le Conseil de la Santé Mentale qui, lui, pourtant travaille dans le secret (sic) imposé par une présidente dépourvue de légitimité : elle a été imposée unilatéralement par la Ministre de la Santé. Rappelons que la création de ce conseil - prévu dans la loi Onkelinx - était due à une proposition de l’APPPsy. Maggie De Block l’a totalement dénaturé et a fait en sorte d’en interdire l’accès à l’APPPsy.

Notons enfin que la présidente du Conseil est cette ancienne présidente de la BFP-FBP dont les manigances n’ont cessé, depuis que l’APPPsy a fait obstacle à la loi paramédicalisante projetée par Magda Aelvoet en 2002. À l’époque, Nady Van Broeck travaillait déjà «en secret» : à l’insu de la plupart de ses collègues de la FBP-BFP. Ce fut le motif de notre départ de cette fédération. Ajoutons qu’elle est également une compagne de publication du professeur Jacques Van Rillaer — lequel semble avoir voué sa vie au dénigrement de la psychanalyse.

Bien cordialement à toutes et à tous,

Francis Martens
Président de l’APPPsy

Newsletter 2020 N°6

La crise est encore et toujours une occasion...

Chèr(e)s collègues, chèr(e)s ami(e)s,

la seconde vague de la pandémie nous laisse plus incertain(e)s encore et pèse de
plus en plus manifestement sur nos patient(e)s, même non impacté(e)s
directement dans leur travail ou dans leur milieu. Décidons d’autant plus de
continuer à voir en elle une occasion de repenser les choses.

En outre, beaucoup de projets sont mis en veilleuse. Néanmoins, tout ne s’arrête pas. Du côté des institutions, plusieurs membres de l’APPPsy sont désormais membres à nouveau, ou pour la première fois, des Conseils Disciplinaires ou de l’Assemblée Plénière de la Commission des Psychologues. La répartition des sièges avec droit de vote répond certes à une logique inique : en matière clinique, ils vont tous à la VVKP dont le but avoué est de torpiller la Commission des Psychologues ! Nous avons écrit au Ministre des Indépendants à ce propos mais en toute fin de législature. Nous renouvellerons donc cette interpellation auprès du nouveau ministre (David Clarinval) et demanderons à le voir - en compagnie de l’Union Professionnelle des Psychologues et de son nouveau président Emmanuel Declerck - pour discuter avec lui du statut des psychothérapeutes hors loi De Block.

Cela dit, la nomination de Frank Vandenbroecke au poste de la santé est plutôt une bonne nouvelle. Au vu du contexte, nous attendrons un peu pour l’entreprendre — mais nous le ferons le plus tôt possible. C’est l’occasion aussi de reparler de Maggie De Block. En fin de mandat, à la demande de l’APPPsy, Sophie Rohonyi (déFI) l’a interpellée à propos de sa lettre à la VVKP (Koen Lowet) où – en dépit de la loi – elle dispensait les psychologues de l’inscription obligatoire à 2 la Commission des Psychologues. Cette fois, Madame De Block a dû s’incliner et rappeler officiellement les termes de la loi.

À titre personnel, je dois avouer que je regretterai Maggie De Block : les matins de déprime et de grisaille, elle me donnait le sentiment d’être bienveillant et intelligent.

Moins bienveillant est le professeur Jacques Van Rillaer : depuis des années, ce «déconverti» de la psychanalyse (c’est lui qui le souligne) semble avoir voué sa vie à la critique de Freud et de sa postérité. Pour lui, sans nuances et de la façon la plus tendancieuse qui soit, imposture et charlatanisme sont les mamelles de la psychanalyse. Quel étonnement donc de voir une émission grand-public noncontradictoire de la RTBF, donner l’antenne unilatéralement à ce polémiste à une heure de grande écoute.

Laurent Dehossey – le réalisateur de l’émission quotidienne sur La Première “Un jour dans l’histoire” -ayant été saisi par moi-même et par divers de nos membres a proposé courtoisement de m’inviter à parler autrement de Freud, le mardi 27 octobre à 13h15. L’intervention du professeur Van Rillaer peut être réécoutée sur le site “Auvio” de la RTBF.

Je joins enfin à cette lettre, à titre d’information, un message de nos collègues d’Alter-psy, très soucieux de la santé de l’ex-Ministre de la Santé.

Bien cordialement à toutes et à tous,

Francis Martens
Président de l’APPPsy

Newsletter 2020 N°5

La crise est une occasion …

Chèr(e)s collègues, chèr(e)s ami(e)s,

vous trouverez dans cette Newsletter un texte de récapitulation de ce qui anime l’APPPsy, tant à partir de ses propres valeurs qu’en réaction au «côté obscur de la force» … Une version abrégée de ce texte est paru en Carte Blanche dans Le Soir du jeudi 10 juillet. Un article sera probablement consacré, tout prochainement, par ce journal aux questions soulevées par l’APPPsy.

Vous trouverez en outre – lecture idéale lorsque «le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle»

– la nouvelle version de nos statuts. Force est de constater que le toilettage administratif obligé de ce texte (pour le mettre en accord avec la nouvelle loi sur les ASBL) a débouché sur un désir de le rendre plus clair et plus conforme à la réalité de notre travail. C’est ce à quoi s’est notamment attelée notre dernière Assemblée Générale (8 juillet 2020).

Suite aux discussions entre nous – avec l’aide d’un juriste (Denis Dufour) et grâce à l’inlassable opiniâtreté de notre secrétaire institutionnel (Michel Lamart) – nombre d’articles ont été révisés ou précisés. Les membres-candidat(e)s ont ainsi acquis le droit de vote. Un ajout a été fait pour officialiser notre Conseil d’Éthique (présidé par Geneviève Monnoye).

Chemin faisant, il n’est pas inutile de rappeler la raison d’être et la nature de l’APPPsy —fondée en 1986 pour faire barrage à la paramédicalisation.

L’APPPsy, par définition, regroupe des psychologues clinicien(ne)s formé(e)s à la psychanalyse : c’est sa nature-même.

L’APPPsy peut proposer des activités diverses et fédératives dans le champ conceptuel de la psychanalyse, mais elle n’est en rien une société, une école ou un groupement de psychanalystes organisant la formation de ses membres.

L’APPPsy ne regroupe pas que des praticiens de la cure-type, mais des cliniciens oeuvrant dans les champs les plus divers, à partir :

  1. d’une formation personnelle dans le champ de la psychanalyse
  2. d’une adhésion à l’anthropologie et à l’éthique de la psychanalyse :
    • l’être humain est un sujet divisé, sous l’empire non seulement de l’instinct et de l’apprentissage mais d’une force pulsionnelle générée par un foyer inconscient, individuel, sexuel, refoulé – la société humaine est fondée sur un équilibre instable entre les pulsions, à la racine du désir de vivre mais fonctionnant sur le mode du «tout et tout de suite», et les contraintes culturelles, garantes de notre survie mais imposant retenue et médiations
    • les praticien(ne)s de la psychanalyse – ou orienté(e)s par elle – restent en position de neutralité par rapport aux valeurs et aux désirs de leurs patient(e)s
    • ne s’impliquent en rien ou le moins possible (travail en institution, avec des enfants, …) dans la réalité quotidienne de ces dernier(e)s
    • ne confondent pas santé et normalité
    • sont le(s) gardien(ne)s d’un cadre de travail clinique protégé par un secret professionnel rigoureux.

L’APPPsy, en tant qu’association, oeuvre dans le champ social et politique pour la prise en compte de l’anthropologie sychanalytique, et pour promouvoir la formation à la psychanalyse et l’exercice clinique de celle-ci sous ses facettes les plus diverses.

Inutile de dire que tout ceci va à contre-courant et que, la «mode psychanalytique» étant passée, il s’agit sans cesse de repréciser ce qui nous anime — et de le faire activement savoir à celles et ceux qui peuvent se reconnaître en nos valeurs. Nous avons besoin de leur adhésion.

Un prochain colloque est d’ores et déjà en préparation pour le second semestre de 2021 :

« Santé Mentale – Santé Sociale : un autre regard ».

Bien à toutes et à tous,

Francis Martens

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Newsletter 2020 N°4

Autour et alentour du covid-19

危机就是转机
La crise est une occasion …

Chèr(e)s collègues, chèr(e)s ami(e)s,

en tant que fait social global, la pandémie actuelle nous fait comprendre un peu mieux chaque jour combien il est abusif de réduire le champ de la santé à celui de la technomédecine des organes. La loi De Block, qui tente de formater l’exercice de la psychologie clinique et de la psychothérapie pour le faire entrer dans ce moule managérial, apparaît d’autant plus abusive. Nous sommes loin de nous y résigner.

Ci-dessous, quelques réflexions autour de ces questions. Un peu plus loin, une prise de position de notre collègue Vincent Magos sur le nécessaire «déconfinement» de la psychanalyse. Bas les masques autrement dit, et tentons de revenir à l’essentiel ! Membre d’honneur de l’APPPsy, Vincent Magos est le créateur de la célèbre collection «Yapaka».

Francis Martens

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Newsletter 2019 N°4

Le secret, encore et toujours …

Chèr(e)s Collègues, chèr(e)s Ami(e)s,

l’année écoulée nous a trouvés vigilants autour et alentour du secret professionnel, comme en témoigne notre colloque.
 
Mais nous n’allons pas baisser pavillon. Ni nous soumettre à l’attaque continuée contre la spécificité et l’autonomie de nos pratiques. Nous avons d’ores et déjà rendez-vous avec le cabinet Ducarme en janvier 2020. Nous nous ferons non seulement l’avocat des psychologues mais de tous les psychothérapeutes dotés d’un vrai cursus de formation.organisé en mars. De plus, associés à diverses associations, nous avons obtenu gain de cause auprès de la Cour Constitutionnelle en matière du secret professionnel compromis des travailleurs sociaux – ce qui ouvrait un fâcheux précédent pour tous les cliniciens travaillant en CPAS ou en SSM (voir document en annexe).

Ci-dessous, vous trouverez un rappel et une précision de nos positions politiques en écho au courrier envoyé par un de nos membres. Il n’est pas évident en effet, si l’on n’a pas suivi le décours de nos démarches, de saisir pourquoi nous avons vigoureusement combattu les manipulations délétères de la Commission des Psychologues du temps de son fonctionnement maffieux, alors que nous voyons en elle à présent un allié précieux contre l’absorption totale des psychologues cliniciens dans la para-médicalisation et la subordination imposée par le système De Block.

Nombre de collègues hélas ne semblent pas sensibles à cette menace et se trouvent, tels Hansel et Gretel, bien mal engagés. À nous de tenter de les convaincre.

Vous trouverez plus précisément dans cette Newsletter, sous la plume de Geneviève Monnoye, responsable de notre conseil d’éthique et de déontologie, une synthèse et un rappel des enjeux principaux entourant la question du secret professionnel. Vous trouverez enfin rappel et précisions de quelques péripéties récentes et plus anciennes qui valent le détour.

Heureuse année à toutes et à tous !

Francis Martens

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Newsletter 2019 N°3

Suite du chapitre précédent …

Chèr(e)s Collègues, chèr(e)s Ami(e)s,

Nous n’en sommes pas à un paradoxe près. Après avoir dû dénigrer le fonctionnement de la Commission des Psychologues alors qu’elle était instrumentalisée par de mauvaises mains, nous voici prêts à défendre la nouvelle équipe et l’existence de la Commission en tant que dernier rempart d’une identité et d’une autonomie des psychologues non réduites à un statut de sous-médecins. Les dentistes, rappelons-le, ont dans le système De Block une autonomie sans comparaison avec celle des psychologues. Dans le système De Block – soutenu à fond par la VVKP – les médecins étaient autorisés à pratiquer, sans formation, tous les actes de la psychologie clinique. Le Conseil d’État s’est élevé contre cette dérive mais elle atteste la nature du système mis en place. 

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